Volume XLI · chapitre 04
Préhistoires, Mésopotamie et Égypte : entre sources et représentations
Édition numérique · Octobre 2026
Introduction — Il faut résister à l'attrait des commencements absolus
L'histoire de la sexualité humaine ne commence pas avec l'écriture. Pourtant, les périodes sans écriture imposent une modestie particulière : on y connaît des restes matériels, des sépultures, des figurations et des habitats, bien plus rarement des sentiments, des règles formulées ou des catégories morales précises. Affirmer que les sociétés préhistoriques auraient toutes vécu dans une liberté sexuelle totale ou, au contraire, dans un ordre conjugal uniforme serait une reconstruction spéculative.
L'apparition et la conservation des textes en Mésopotamie et en Égypte ouvrent d'autres possibilités : lois, contrats, mythes, récits, documents administratifs et images. Cette abondance relative ne rend pas la vie intime transparente. Les archives proviennent souvent de groupes capables de produire et de conserver des écrits. [AN01][AN02]
1. Les images préhistoriques ne suffisent pas à reconstituer les mœurs
Une représentation de corps nu, de caractères sexuels ou de scènes humaines peut donner lieu à plusieurs interprétations. Elle n'établit pas automatiquement le fonctionnement d'un rite, d'une institution matrimoniale ou d'une croyance dans une déesse de la fécondité.
Le contexte archéologique reste décisif : provenance, datation, fonction de l'objet, usage possible et comparaison avec d'autres découvertes. Les catégories « matriarcat primitif », « promiscuité originelle » ou « culte sexuel universel » doivent être traitées comme des hypothèses historiques à vérifier, non comme des faits acquis.
Dans ce domaine, le silence de la documentation est une conclusion légitime. Il vaut mieux reconnaître notre ignorance que fabriquer une civilisation à partir d'une image isolée.
2. Mésopotamie : loi, mariage et statut
Dans le monde mésopotamien, les données disponibles permettent d'étudier les liens entre mariage, héritage, reproduction et hiérarchie sociale. Les lois et les contrats distinguent les statuts des personnes, les obligations familiales et les situations d'adultère ou de séparation. Mais ils ne disent pas directement ce que ressentait chaque époux.
Les synthèses d'Ilan Peled sur les systèmes de pensée du Proche-Orient ancien rappellent la nécessité de différencier textes légaux, littérature et documents cultuels. Les premiers organisent des sanctions et des droits, les seconds expriment des représentations et les derniers nécessitent une lecture de leurs contextes rituels propres. [AN01]
Une histoire responsable ne fera pas passer une prescription issue d'une cité, d'une période et d'un groupe social pour le portrait de toute la Mésopotamie durant des millénaires.
Étude de cas — Le Code de Hammurabi et les rapports familiaux
La collection de dispositions de Hammurabi, roi babylonien du XVIIIe siècle avant notre ère, fournit un premier terrain vérifiable. La traduction de L. W. King reproduite par la Yale Law School permet de repérer les §§129–149 : adultère, atteinte sexuelle à une fiancée, divorce, dot, infertilité et maladie de l'épouse. Leur intérêt n'est pas de décrire la fréquence des relations ni la vie privée des habitants, mais de montrer les catégories juridiques que le pouvoir royal jugeait pertinentes. [AN04]
Ainsi, le §142 évoque la démarche d'une femme contestant sa situation conjugale, ce qui empêche de conclure que les femmes étaient absolument absentes de tout recours. D'autres dispositions imposent des distinctions de statut sévères entre épouse et servante, ou organisent les biens à l'occasion d'une séparation. Les §§148–149 permettent d'observer qu'une prescription relative à la maladie de l'épouse pouvait prévoir son entretien et certaines conditions de départ. Ces observations révèlent un système inégal sans autoriser à en déduire la conduite ordinaire de tous les ménages.
Réserve critique : la traduction King est ancienne ; ses équivalences et notamment le §128 demandent une vérification akkadienne. Aucun taux de sanction ou de mariage n'est inféré de la seule stèle. Le dossier de recherche de recherche associé détaille les passages et les travaux encore nécessaires.
Contrôle philologique — Hammurabi §128 : le contrat plutôt que l'acte sexuel
La traduction de L. W. King reproduite par le portail Yale Avalon Project donne au §128 une formulation associant le statut d'épouse à l'existence d'un rapport sexuel. La juxtaposition de ce paragraphe avec les dispositions suivantes sur l'adultère pourrait ainsi suggérer que la consommation corporelle d'une union suffisait à la constituer juridiquement. Mais ce raccourci repose sur un choix de traduction contestable, et non sur une démonstration de la pratique babylonienne. [AN04]
Dès 1904, la traduction de R. F. Harper fait dépendre le statut d'épouse des accords matrimoniaux. Une nouvelle vérification repose sur la transcription akkadienne publiée par Walter Sommerfeld à l'Université de Marbourg, d'après Rykle Borger (2006) : au §128, colonne V du revers, lignes 35–41, on lit ri-ik-sa-ti-ša la iš-ku-un, où se trouve le vocabulaire des accords. Le §123 contient aussi la forme ri-ik-sa-tim dans une affaire de dépôt de biens, avec témoins et conventions, ce qui interdit de ramener systématiquement ce vocabulaire à une consommation sexuelle. Kristine Henriksen Garroway rappelle en 2020 l'analyse de Martha T. Roth en faveur du contrat ; une traduction critique de Roth figure en outre dans le catalogue universitaire de 2022, mais elle n'a pas été lue intégralement dans cette vérification. [AN06][AN07][AN08][AN09]
Un second problème subsiste : un accord matrimonial n'était pas nécessairement un acte écrit. Certaines conventions du Proche-Orient ancien prenaient des formes orales. La collection de Hammurabi fournit une prescription normative ; nous pouvons désormais comparer des conventions matrimoniales datées et les usages régionaux avant d'affirmer ce qui était obligatoirement écrit. L'examen du §128 conduit donc à corriger l'usage ancien de King, mais pas à proclamer qu'on a reconstitué toutes les procédures du mariage babylonien. Le dossier H13 conserve le tableau des traductions et les témoins bibliographiques.
Trois tablettes matrimoniales : des accords datés, non une règle unique
Sippar, avant Hammurabi. La tablette et son enveloppe CT 48, 052 (British Museum, BM 082436/082436A, CDLI P366248), datées de l'an 20 de Sîn-muballit, consignent l'union de Daqqatum et Kalkatum. Elles mentionnent la mère de l'épouse, un versement matrimonial de dix sicles d'argent, des témoins et des sceaux. Les conditions de rupture sont profondément inégales selon le conjoint. Ce texte atteste une clause rédigée ; il ne prouve pas que la conséquence prévue a été réellement appliquée. [AN10]
Nippur, après Hammurabi. La tablette BE 6/2, 040 et son enveloppe (Penn Museum, CBS 07018 / UM 29-13-040, CDLI P262072), datées de l'an 13 de Samsu-iluna, concernent Ama-sukkal et Enlil-idzu, un prêtre d'Enlil. La transcription mentionne dix-neuf sicles d'argent, des clauses de séparation, une formule d'accord entre les parties, un serment, des témoins et des empreintes de sceaux. Le Penn Museum confirme la provenance de Nippur, la cote et la nature juridique de la pièce ; il ne s'agit pas d'un récit des négociations privées des conjoints. [AN11]
Un exemple ultérieur à Sippar. Le contrat PBS 8/2, 252 (CDLI P258737, Penn Museum CBS 01404), daté de l'an 12 d'Ammi-saduqa, énumère des biens associés à l'union, un versement matrimonial de cinq sicles d'argent, des clauses de séparation et des témoins. La tablette est fragmentaire et les métadonnées détaillées du CDLI signalent comme incertaine la provenance de Sippar-Yahrurum. [AN12]
Cette comparaison met en regard une disposition royale (§128) et trois accords écrits conservés, mais ne les assimile pas. Les actes proviennent de règnes et de milieux différents ; leur rédaction prouve l'existence de cette forme de convention, non son caractère universel. Une sanction contractuelle ne démontre pas son exécution, et la mention d'un accord ne suffit pas à garantir une liberté de choix égale. Le dossier H13 conserve leurs références muséales, leurs transcriptions numériques et les réserves philologiques.
Cette rectification ne contredit pas la lecture des §§142 et 148–149, qui portent sur la situation d'une épouse, la restitution de biens et la maladie, mais elle rappelle qu'une traduction fautive d'un seul mot-clé juridique peut inverser la portée d'un paragraphe entier.
3. Mythes, divinités et sexualité
La présence de figures divines associées à l'amour, au désir ou à la fécondité montre que la sexualité participe des imaginaires religieux. Elle ne démontre pas qu'une société pratiquait systématiquement des rites sexuels au sens parfois inventé par des auteurs modernes.
Les récits mythologiques peuvent relier relations humaines, souveraineté, fertilité et conflits entre puissances. Leur langage symbolique n'est pas un compte rendu de pratiques cultuelles observées. L'historien doit distinguer ce qu'un texte raconte, ce que le rituel documenté atteste et ce qu'une interprétation moderne propose.
Une recherche de bonne qualité compare les sources en restant attentive à la tentation d'exotiser les cultures anciennes.
4. Égypte : couple, parenté et représentations du corps
L'Égypte ancienne a laissé des représentations du corps, des unions, de l'amour et de la fécondité, ainsi que des traces juridiques et administratives. Les documentations varient selon les périodes dynastiques et les milieux sociaux. Le mariage et la parenté doivent être étudiés à partir de corpus datés, sans prendre les pratiques de la cour royale pour celles de la population entière.
L'imaginaire moderne retient volontiers quelques scènes célèbres, puis les traite comme une preuve d'exotisme sexuel. Il faut éviter ce procédé. La synthèse du Cambridge World History of Sexualities consacre un chapitre spécifique aux plaisirs, normes et représentations de l'Égypte ancienne, ce qui confirme l'intérêt d'un examen différencié. [AN03]
Le dossier H05 identifie le cycle amoureux du papyrus Chester Beatty I et ses traductions. Il permet de situer une œuvre précise, mais la collation de l'édition hiératique et des travaux égyptologiques critiques reste nécessaire pour en fixer les variantes et les interprétations.
Étude de cas — Les chants amoureux du papyrus Chester Beatty I
Le papyrus Chester Beatty I, conservé à Dublin et rédigé en égyptien tardif, comprend au verso un cycle de sept strophes amoureuses, analysé par le programme universitaire Digital Egypt for Universities de l'UCL. Des voix masculines et féminines y alternent : beauté de l'être aimé, séparation, attente et espoir de retrouvailles constituent la matière du poème. L'existence de cette voix féminine littéraire dément le présupposé selon lequel les femmes seraient toujours absentes de la représentation du désir dans les sources antiques. [AN05]
Cependant, la voix d'un personnage ne révèle pas le sexe de l'auteur, et la forme poétique ne prouve pas une égalité juridique quotidienne. Des expressions de parenté comme « frère » et « sœur » peuvent fonctionner ici comme langage amoureux conventionnel : les traduire directement en relation incestueuse serait un contresens culturel.
Cette étude doit être distinguée du dossier juridique babylonien précédent : la poésie décrit une expérience imaginaire, la loi proclame des règles. La comparaison avec le Cantique des cantiques demeure suggestive sans établir d'emprunt littéraire direct. Voir de recherche associé.
5. Fécondité et infertilité : préoccupations sociales, non unique fonction du désir
Les sociétés anciennes ont accordé une place importante à la naissance, à la transmission des familles et aux risques liés à la mortalité. Mais la valorisation de la fécondité ne signifie pas que l'érotisme ou le plaisir n'aient eu aucune expression autonome. Les poèmes amoureux, mythes et objets peuvent témoigner d'imaginaires riches, à condition de ne pas confondre genres littéraires et comptes rendus sociologiques.
L'infertilité, les risques de l'accouchement et les formes d'assistance familiale exigent des dossiers distincts : ces expériences ne sont pas directement mesurables à partir de prescriptions matrimoniales. Les figures féminines conservées dans les archives sont souvent définies par leur rôle de mère ou d'épouse ; cette sélection dit quelque chose de l'ordre documentaire lui-même.
6. Hiérarchies et violences
Les systèmes sociaux anciens pouvaient organiser des droits sexuels différents selon le statut : personne libre, esclave, femme mariée, concubine ou individu dépendant. L'histoire de ces catégories doit examiner qui pouvait engager une procédure, réclamer une réparation et disposer de son corps.
Des études récentes sur le Proche-Orient ancien replacent parmi leurs thèmes les crimes sexuels, l'esclavage, les normes de genre et les hiérarchies. Elles invitent à ne pas réduire la période à quelques exemples sensationnels de mythologie. [AN01][AN02]
La description de ces asymétries ne doit pas servir à affirmer que toutes les personnes anciennes subissaient nécessairement le même type de violence. Elle établit des conditions de vulnérabilité et les limites du témoignage conservé.
7. Comparer le Proche-Orient ancien et Israël biblique
Les textes de la Torah appartiennent à un monde proche-oriental avec lequel ils partagent des thèmes tels que mariage, dette, héritage, fécondité, adultère et statut personnel. Cette proximité rend la comparaison utile. Elle n'autorise pas à déclarer qu'une prescription biblique serait une copie directe d'un texte extérieur sans démonstration philologique et historique.
Il faut distinguer analogie de thème, contact culturel, dépendance littéraire démontrée et interprétation théologique postérieure. Un parallèle peut éclairer un monde social sans résoudre à lui seul la question de l'inspiration ou de l'autorité canonique.
La question prend une portée particulière avec Israël ancien : les récits familiaux et les prescriptions de la Bible hébraïque appartiennent à un Proche-Orient dont ils partagent certaines préoccupations, sans se laisser réduire à ses autres traditions juridiques.
Conclusion — L'Antiquité ne peut être réduite à des fantasmes modernes
La connaissance du Proche-Orient ancien repose sur des sources variées et socialement situées. Elle permet d'étudier les institutions sexuelles, les représentations du désir et les violences, sans donner accès à une vie intime complète. Le respect des civilisations anciennes exige une lecture précise, pas un exotisme commode.
Références
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[AN01] Ilan Peled, « Sexuality in the Systems of Thought and Belief of the Ancient Near East », Cambridge World History of Sexualities, 2024, résumé scientifique et typologie des sources : https://www.cambridge.org/core/books/abs/cambridge-world-history-of-sexualities/sexuality-in-the-systems-of-thought-and-belief-of-the-ancient-near-east/E2C29D7271B410634BE69D4523DD117B
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[AN02] Stephanie Lynn Budin, Sex and Sexuality in the Ancient Near East, Cambridge University Press, 2026, notice : https://www.cambridge.org/core/elements/abs/sex-and-sexuality-in-the-ancient-near-east/3A01117AACEBB35626F6E5247CE5FC75
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[AN03] The Cambridge World History of Sexualities, vol. II, sommaire comprenant « Sexuality in Ancient Egypt » et les textes sur la pensée proche-orientale : https://www.cambridge.org/core/books/abs/cambridge-world-history-of-sexualities/contents-to-volumes-i-iii-and-iv/6849B141EC43E08577AE6CBAB80EAB59
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[AN04] Collection de Hammurabi, §§129–149, traduction de L. W. King reproduite par l'Avalon Project, Yale Law School : https://avalon.law.yale.edu/ancient/hamcode.asp
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[AN05] University College London, Digital Egypt for Universities, « Love songs », Papyrus Chester Beatty I, verso : https://www.ucl.ac.uk/museums-static/digitalegypt/literature/lovesongs.html
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[AN06] R. F. Harper, The Code of Hammurabi (1904), traduction du §128 centrée sur les accords matrimoniaux, édition reproduite sur Wikisource : https://en.wikisource.org/wiki/The_Code_of_Hammurabi_(Harper_translation)
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[AN07] Walter Sommerfeld, transcription akkadienne du Codex Hammurabi d'après Rykle Borger (2006), §§123 et 128, document Unicode, Université de Marbourg : https://www.dnms.org/ast/kh_transliteration.txt
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[AN08] Kristine Henriksen Garroway, « Bride-Price: The Story of Jacob's Marriage to Rachel and Leah », TheTorah.com, 2020 ; compare la lecture de Martha T. Roth et la question des contrats oraux : https://www.thetorah.com/article/bride-price-the-story-of-jacobs-marriage-to-rachel-and-leah
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[AN09] Martha T. Roth, Laws of Hammurabi (2022), notice de l'Université de Floride centrale attestant l'existence d'une traduction critique en accès ouvert ; texte intégral non consulté ici : https://stars.library.ucf.edu/ancientneareast/134/
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[AN10] CT 48, 052 (CDLI P366248), British Museum BM 082436/082436A, Sippar-Yahrurum, Sîn-muballit an 20 : https://cdli.earth/artifacts/366248
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[AN11] BE 6/2, 040 (CDLI P262072), Penn Museum CBS 07018/UM 29-13-040, Nippur, Samsu-iluna an 13 : https://cdli.earth/artifacts/262072 ; notice du Penn Museum : https://collections.penn.museum/collections/object/588448
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[AN12] PBS 8/2, 252 (CDLI P258737), Penn Museum CBS 01404, Ammi-saduqa an 12, provenance Sippar-Yahrurum incertaine : https://cdli.earth/artifacts/258737
Réserve philologique : le texte compare désormais des dispositions numérotées de Hammurabi, leurs variantes de traduction et un cycle identifié de poésie égyptienne ; l'appareil critique reste néanmoins fondé sur des transcriptions et traductions éditées. Les §§123 et 128 sont désormais confrontés dans une translittération akkadienne publiée à Marbourg ; la stèle, les variantes de son édition imprimée, les manuscrits égyptiens et leurs apparats ne sont pas directement collationnés dans ce chantier. Les datations, variantes textuelles et formes juridiques réclament donc encore une révision assyriologique et égyptologique avant le bon à tirer définitif.