Volume XLI · chapitre 06
Grèce et Rome : statuts et rapports de force
Édition numérique · Octobre 2026
Ouverture — L'Antiquité classique n'est pas notre présent
Les sociétés grecques et romaines ont transmis des images très diverses du désir, de la beauté, du mariage, de la fidélité et du plaisir. On pourrait être tenté de les utiliser comme arguments déjà prêts dans nos controverses : preuve d'une liberté perdue, d'une corruption généralisée ou d'une norme éternelle. Une telle utilisation est historiquement fragile.
Athènes n'est pas Sparte, la Grèce classique n'est pas le monde hellénistique, et Rome républicaine ne se confond pas avec l'Empire tardif. Les sources conservées proviennent souvent d'hommes libres appartenant aux élites. Une histoire sérieuse de la sexualité doit distinguer cette production écrite de la totalité des expériences. [G01]
1. La différence entre identité moderne et rôle ancien
Dans une grande partie de nos débats contemporains, les catégories d'homosexualité et d'hétérosexualité désignent des orientations. Des textes grecs et romains se préoccupent fréquemment d'autres critères : statut social, rôle dans la relation, âge, citoyenneté et conformité à un idéal de masculinité.
La Stanford Encyclopedia of Philosophy rappelle que l'Antiquité grecque ne possédait pas exactement notre opposition conceptuelle moderne. Cela ne signifie pas que l'attirance durable envers le même sexe n'existait pas ; cela signifie que les textes disponibles organisent l'expérience selon d'autres mots et d'autres hiérarchies. [G02]
Un homme libre pouvait être jugé différemment selon le rôle attribué dans un rapport sexuel et selon le statut de l'autre personne. De telles normes nous renseignent d'abord sur l'ordre social, pas sur une classification médicale des individus.
2. Idéaux masculins, femmes et citoyenneté
Les représentations de virilité, de modération ou de maîtrise de soi peuvent s'articuler à la politique et à la vie civique. Il faut examiner ce qu'elles exigent du citoyen et ce qu'elles taisent du point de vue des femmes, esclaves et personnes étrangères.
Le mariage prend également sens dans l'organisation familiale, la transmission patrimoniale et les alliances. L'histoire ne doit ni présumer que toutes les relations matrimoniales étaient dépourvues d'affection ni ignorer les asymétries juridiques qui rendaient certaines formes de liberté inégales.
Pour la civilisation romaine, les évolutions du droit, des statuts et des pratiques doivent être distinguées par période et par aire géographique plutôt que confondues avec une notion uniforme de « mœurs romaines ».
Étude de cas — Lysias 1 et la défense d'un mari athénien
Le premier discours de Lysias, Sur le meurtre d'Ératosthène, permet d'observer la sexualité et le mariage au prisme d'une plaidoirie judiciaire masculine. Aux §§6–7, Euphiletos raconte qu'il surveillait son épouse et laissa ensuite davantage de place à la confiance après la naissance d'un enfant. Plus loin, il cherche à justifier la mort d'un homme présenté comme son amant en invoquant les règles athéniennes relatives à l'adultère. [G04][G05]
Une précaution change toute la lecture : nous lisons la stratégie de défense d'une partie à un procès, non le jugement du tribunal, ni le témoignage indépendant de l'épouse. Il serait donc imprudent d'affirmer que le récit de la relation, les circonstances de l'homicide ou le degré de liberté des personnages furent établis judiciairement. Le discours atteste néanmoins des arguments jugés recevables et des liens entre ordre domestique, réputation et droit dans un milieu athénien.
Ce cas aide à comprendre pourquoi les archives documentent parfois davantage la voix d'un homme défendant son honneur que les décisions intimes de l'épouse et des servantes. L'étude détaillée figure dans de recherche associé.
Une plaidoirie ne donne pas deux récits : Lysias 1, §§6–27
Le discours 1 attribué à Lysias est une défense judiciaire : un mari, Euphiletos, admet avoir tué Ératosthène, qu'il présente comme l'amant de son épouse, et soutient avoir agi dans les conditions prévues par le droit athénien. Au §6, l'orateur décrit son attitude initiale de surveillance envers sa femme, puis sa confiance après la naissance d'un enfant. Ce passage ne doit pas être cité comme un récit factuel corroboré sur les pratiques de tous les ménages : il participe de la construction d'un personnage crédible devant les juges. Les notes de traduction de Caroline L. Falkner permettent de confronter cette stratégie oratoire au cadre juridique invoqué, sans garantir la véracité de l'exposé. [G04][G05][G06]
Le commentaire grec publié par le Centre pour la langue grecque expose un élément essentiel de la contradiction judiciaire : l'accusation contestait la version du mari et avançait qu'Ératosthène aurait été attiré dans un piège, puis tué après avoir gagné le foyer où il cherchait refuge. Le dossier souligne également que l'issue judiciaire est inconnue et que la date exacte du plaidoyer n'est pas établie. Ces deux incertitudes empêchent de présenter la défense comme un constat indépendant des faits. [G05]
Dans les §§8–10, des personnes de la maison, des circulations et l'organisation du logement apparaissent sous la plume de l'orateur. Elles ont une valeur historique pour les images de plausibilité mobilisées dans une salle d'audience. Mais un portrait d'un domicile particulier, au service d'une stratégie oratoire, ne constitue pas le plan canonique de toutes les maisons athéniennes ; pas davantage la description d'une servante ne donne-t-elle directement accès à son récit personnel.
Pour une histoire des relations sexuelles et du pouvoir, l'intérêt du texte est double : il documente la manière dont un citoyen plaide la licéité d'un homicide allégué ; il rend visible l'absence de parole autonome de l'épouse dans le dossier conservé. Il serait tout aussi abusif de déduire de cette absence qu'elle aurait effectivement choisi ou subi chacun des événements racontés. Une analyse juridique exige d'autres sources pour déterminer le statut des personnes dépendantes et les procédures d'adultère à Athènes.
3. Les relations entre hommes : pluralité de situations
Des textes grecs évoquent des relations entre hommes, parfois organisées par des normes d'âge, de statut ou d'éducation. Il serait faux de les présenter toutes comme consensuelles au sens contemporain. Il serait tout aussi faux de soutenir que toute relation entre hommes en Grèce antique relevait nécessairement d'un seul modèle de domination.
Une approche rigoureuse compare les œuvres philosophiques, les lois, les images et les pratiques connues, en évitant d'identifier automatiquement les personnages antiques à des catégories d'orientation modernes. Elle examine les inégalités, sans convertir chacune en explication totale.
L'histoire de l'homosexualité contemporaine peut dialoguer avec ce dossier, à condition de ne pas l'utiliser pour effacer la différence des mondes sociaux.
4. Les relations entre femmes : documents moins nombreux
Les expériences féminines sont souvent moins directement accessibles dans les archives. Leur moindre visibilité n'établit ni absence de désir entre femmes ni uniformité des pratiques. Il convient de chercher les sources littéraires, les représentations et les traces sociales tout en prenant garde au biais masculin de la documentation.
La littérature associée à Sappho, par exemple, appelle une étude philologique et biographique distincte. Une voix poétique ne suffit pas à établir tous les détails de l'identité de la personne historique ; le refus de cette identification rapide ne doit pas devenir une négation systématique des amours féminines.
Les fragments attribués à Sappho exigent une lecture à partir d'éditions critiques et de leur contexte poétique ; ils ne permettent pas, sans preuves complémentaires, une reconstruction biographique complète.
5. Esclavage, prostitution et dépendance
La présence de l'esclavage rend difficile l'emploi de catégories de consentement supposant des partenaires égaux en droit. Un propriétaire et une personne asservie ne disposent pas de la même liberté de refus. Les sources anciennes peuvent normaliser ces rapports ou les aborder comme questions de statut plutôt que comme violences.
Il faut donc séparer les descriptions juridiques de leur évaluation éthique. Une pratique socialement admise peut rester une exploitation ; une institution matrimoniale peut être protectrice sur certains plans tout en reproduisant des inégalités. La critique morale n'exige pas d'inventer un témoignage absent ; elle exige de ne pas masquer les conditions de domination attestées.
Une source romaine précise — Gaïus, Institutes 1,48–53
Contrairement au récit judiciaire athénien de Lysias, les Institutes de Gaïus (IIe siècle de notre ère) sont un manuel de droit romain des personnes. Aux §§48–51, le juriste distingue les personnes juridiquement indépendantes de celles qui sont soumises au pouvoir d'autrui. Au §52, il décrit la dépendance de la personne asservie envers son propriétaire et le sort juridique de ses acquisitions. Il attribue à l'institution romaine du maître une puissance extrêmement large, y compris la vie et la mort, selon la terminologie de son temps. Cette source renseigne sur les catégories de statut, pas sur la fréquence mesurée des relations ou des violences dans tout l'Empire. [G07][G08]
Le §53 doit être lu en regard du précédent. Gaïus évoque des dispositions d'Antonin le Pieux condamnant les sévices excessifs et l'homicide sans justification commis contre une personne asservie. Il décrit aussi une procédure concernant des personnes réfugiées auprès des sanctuaires ou des statues impériales : si la cruauté est jugée intolérable, le propriétaire peut être contraint de vendre la personne. Le remède intervient dans l'institution esclavagiste et ne réalise pas une abolition du statut servile. Il serait donc aussi faux d'écrire que les maîtres n'étaient jamais limités par le droit romain que d'attribuer au §53 un système complet de protection égalitaire des personnes. [G07][G08]
Ces deux paragraphes montrent pourquoi le rapport de domination juridique doit être examiné lorsque le livre évoque le consentement réel d'une personne asservie, sans que le seul texte établisse tous les faits précis de sa vie intime. La notion de « liberté de consentir » doit être contextualisée par les rapports de droit, les conditions de dépendance, la possibilité de refuser et les obstacles au signalement. Les catégories romaines ne coïncident pas simplement avec les qualifications modernes de violences sexuelles.
La loi julienne sur l'adultère — Une discussion d'Ulpien dans le Digeste
Une seconde source romaine mérite d'être placée à côté de Lysias, sans les confondre. Le livre 48, titre 5 du Digeste recueille, au VIe siècle sous Justinien, des fragments d'auteurs juridiques plus anciens concernant la lex Iulia de adulteriis coercendis, attribuée à Auguste. Une transcription latine de ce titre est accessible dans The Latin Library ; elle doit être confrontée à l'édition critique Mommsen/Krüger et à son apparat. Le livre moderne doit signaler cette transmission en plusieurs siècles : le Digeste n'est pas un compte rendu contemporain de toutes les procédures de l'époque augustéenne. [G09]
Dans D. 48,5,2,2, une discussion d'Ulpien traite du mari qui tire un profit de l'adultère de son épouse (lenocinium) ou se trouve dans d'autres situations précisées par la règle. Cette catégorie montre que certains actes du mari peuvent engager sa responsabilité : une étude de la norme ne saurait présenter le droit comme si seules les femmes étaient juridiquement interpellées. Elle ne prouve pas pour autant que les droits et procédures des conjoints étaient équivalents. [G09][G10]
Dans D. 48,5,14,7, Ulpien discute une épouse accusée d'adultère pendant sa détention chez des ennemis. Le texte transmis distingue la possibilité d'une accusation du mari et la contrainte effectivement subie : la femme victime de la force ennemie ne doit pas être condamnée pour adulterium ou stuprum sur cette base. La lecture du latin dans la transcription rattachée à l'édition de Mommsen/Krüger confirme ici l'articulation des propositions, que la seule formule « le droit romain reconnaissait le consentement » rendrait méconnaissable. L'historienne du droit Atria A. Larson rappelle en outre, en 2025, que cette situation de captivité de guerre ne constitue pas une théorie romaine générale et uniforme de la coercition sexuelle. Le fragment ne prouve ni protection effective égale de toutes les personnes ni solution assurée pour toute situation de violence. [G09][G11][G12][G13]
Les Institutes du IIe siècle et les fragments conservés dans le Digeste de 533 appartiennent ainsi à des genres distincts : manuel du droit des personnes et compilation tardive d'interprétations juridiques. Leurs normes éclairent les structures de dépendance et les raisonnements sur les fautes sexuelles. Elles ne sont pas les paroles des personnes concernées ni des statistiques sur les comportements. Le dossier H14 rassemble la chronologie, les passages et les principales incertitudes.
6. Philosophie : désir, amitié et maîtrise de soi
Les philosophes antiques ne parlent pas tous de la sexualité dans les mêmes termes. Certains interrogent la place du désir dans la vie bonne, d'autres la relation entre plaisir et maîtrise de soi, d'autres encore l'amour et l'éducation. Les dialogues de Platon ne doivent pas être réduits à la formule d'une « licence grecque » ; ils appartiennent à des projets philosophiques situés.
Les débats sur la sexualité dans l'histoire de la philosophie montrent aussi que des jugements sévères sur le plaisir ont des généalogies diverses et ne peuvent être attribués exclusivement au christianisme. [G03]
Le platonisme, l'aristotélisme, le stoïcisme et les autres traditions ne constituent pas une unique « morale antique » : leurs textes, arguments et histoires de réception demandent des analyses distinctes.
7. Le monde de Paul n'est pas une abstraction
Lire les lettres pauliniennes exige de connaître les formes de relations et les inégalités présentes dans le monde gréco-romain. Mais cette connaissance n'autorise pas à affirmer sans preuve que Paul ne connaissait qu'un type de comportement, ni qu'il raisonnait avec nos catégories modernes d'orientation.
Le dossier du volume XLII reprendra le vocabulaire de Romains 1 et 1 Corinthiens 6. La contextualisation historique en sera une condition préalable, non un procédé pour supprimer de façon arbitraire le jugement moral présent dans certains textes.
Conclusion — Comparer sans annexer le passé
La Grèce et Rome offrent une documentation abondante mais partielle, traversée par les hiérarchies sociales. Cette histoire éclaire la variété des représentations du désir et la complexité des normes, sans se laisser réduire à une image de liberté absolue ou de décadence.
Le parcours se poursuivra avec le christianisme des premiers siècles, qui se développe au sein de ce monde avant d'élaborer ses propres langages de chasteté, de mariage, de corps et d'espérance.
Sources
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[G01] The Cambridge World History of Sexualities, vol. II, entrée « Discourses of Desire in Ancient Greece and Rome », sommaire scientifique, 2024 : https://www.cambridge.org/core/books/abs/cambridge-world-history-of-sexualities/contents-to-volumes-i-iii-and-iv/6849B141EC43E08577AE6CBAB80EAB59
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[G02] Stanford Encyclopedia of Philosophy, « Homosexuality », section histoire de la Grèce antique : https://plato.stanford.edu/entries/homosexuality/index.html
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[G03] Stanford Encyclopedia of Philosophy, « Sex and Sexuality », historique des controverses philosophiques, mise à jour 2023 : https://plato.stanford.edu/entries/sex-sexuality/
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[G04] Lysias, Sur le meurtre d'Ératosthène, discours 1, §6, texte grec et traduction de W. R. M. Lamb (1930), Perseus : https://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus%3Aabo%3Atlg%2C0540%2C001%3A6
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[G05] Centre pour la langue grecque, anthologie grecque, Lysias 1, §§6–27 et présentation judiciaire : https://www.greek-language.gr/digitalResources/ancient_greek/anthology/literature/browse.html?text_id=274
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[G06] Caroline L. Falkner, traduction commentée de Lysias 1, York University (2001), notes sur la stratégie de défense et le cadre juridique : https://www.yorku.ca/pswarney/Texts/lysias_1.htm
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[G07] Gaïus, Institutiones I,48–53, texte latin transmis par Ancient Library, qui indique l’édition d’Ulrich Manthe (2004) comme base : https://ancientlibrary.net/gaius-institutiones/
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[G08] Gaïus, Institutes 1,48–55, textes latin et anglais anciens, projet VROMA : https://vroma.org/vromans/bcassidy/g_1_48_55.html
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[G09] Digeste 48,5, transcription latine de The Latin Library, à confronter à une édition critique de Mommsen/Krüger : https://www.thelatinlibrary.com/justinian/digest48.shtml
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[G10] Diotíma, « 125. Adultery », anthologie de droit des femmes à Rome, extraits du Digeste 48,5, notamment Ulpien, 48,5,2,2 : https://diotima-doctafemina.org/translations/anthologies/womens-life-in-greece-and-rome-selections/v-legal-status-in-the-roman-world/125-adultery/
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[G11] Digeste 48,5,14,7, latin et traduction française historique d'Henri Hulot (1803), Le Droit criminel : https://ledroitcriminel.fr/la_legislation_criminelle/anciens_textes/digeste/digeste_l48.htm
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[G12] Digesta Iustiniani, 48,5,1 ; 48,5,2,2 ; 48,5,14,7, texte latin en ligne présenté d'après Mommsen et Krüger par l'Université Grenoble Alpes : https://droitromain.univ-grenoble-alpes.fr/Corpus/d-48.htm
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[G13] Atria A. Larson, « Lucretia (and Lucia) and the Medieval Canonists: Guilt, Consent, and Chastity in the Early Canonistic Jurisprudence of Rape », Law and History Review, 43/4 (2025), p. 643–667, DOI 10.1017/S0738248025000100 : https://doi.org/10.1017/S0738248025000100
Limites : le cas judiciaire grec de Lysias est désormais confronté à des extraits juridiques romains précisément localisés chez Gaïus et dans le Digeste, qui ne doivent pas être traités comme une enquête sociologique. Les éditions modernes retenues fournissent du latin et des traductions identifiables ; les variantes des éditions critiques, les pratiques effectives et un dossier épigraphique ou judiciaire romain restent à examiner. L'issue du procès de Lysias demeure inconnue ; aucune estimation de fréquence ne doit être déduite de ces textes normatifs ou d'un cas isolé.