Partie VIII · XVIIe–XIXe siècles
La modernité et le spiritisme
Science, guérison, magnétisme et occultismes nouveaux
Ouverture
L’époque moderne voit évoluer les catégories de savoir, les institutions religieuses et les formes d’explication du mal. Les phénomènes ne disparaissent pas simplement : leur langage change.1
Enjeux historiques
Les débats sur le merveilleux, le magnétisme et le spiritisme exigent de séparer témoignage, expérimentation, doctrine et réception populaire. La popularité d’une explication ne prouve ni sa validité scientifique ni une action spirituelle particulière.2
Nous étudierons notamment comment des pratiques se réinventent en empruntant le vocabulaire de la médecine, de la psychologie ou des sciences naturelles. Une filiation spirituelle alléguée devra toujours être étayée par des documents identifiables.
Approfondir les textes et leur transmission
Ces développements distinguent les témoignages documentés, les interprétations savantes et les lectures théologiques. Les éditions critiques et les datations seront précisées au fur et à mesure de leur vérification.
Le magnétisme animal soumis à l’enquête
Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Franz Anton Mesmer et ses partisans présentent le magnétisme animal comme un principe explicatif de phénomènes corporels et de certaines guérisons. Les pratiques de Charles Deslon donnent lieu, en 1784, à une enquête de commissaires nommés par le roi de France, comprenant notamment Benjamin Franklin, Jean-Sylvain Bailly et Antoine-Laurent de Lavoisier. Le rapport publié la même année constitue un document de première main sur les prétentions examinées et les essais organisés pour les apprécier.
Ce dossier intéresse l’histoire des preuves autant que celle des croyances. L’existence de sensations, de convulsions ou de changements ressentis n’établit pas le fluide postulé pour les expliquer. Les commissaires interrogent précisément la relation entre attente, imagination et effet observé. Il ne faut pourtant pas leur prêter toute la médecine expérimentale moderne ni conclure que le rapport permettrait de juger chaque pratique ultérieure sans étude nouvelle. Ce qu’il atteste, c’est un conflit documenté entre affirmation de causalité et demande de vérification.
Consulter et confronter Rapport des commissaires chargés par le roi de l’examen du magnétisme animal — Imprimerie royale, 1784, Wellcome Collection ↗ · Exposé des expériences pour l’examen du magnétisme animal — Bailly et collaborateurs, 1784, Wellcome Collection ↗ · Société royale de médecine — Rapport des commissaires nommés par le roi (1784), distinct du rapport Franklin–Bailly ↗
Spiritisme : doctrines nouvelles et promesse de connaissance
Le XIXe siècle voit circuler des récits de communications avec les morts, des pratiques de séance et des tentatives d’organiser ces expériences en doctrine. Le Livre des esprits d’Allan Kardec, publié à Paris en 1857, témoigne d’un effort de systématisation : les questions sur la nature des esprits, l’âme et l’au-delà y sont intégrées dans un ensemble explicatif. La notice bibliographique de la Bibliothèque nationale de France permet d’identifier l’ouvrage et son édition ancienne, première condition pour ne pas confondre l’œuvre originale avec ses rééditions.
Pour l’historien, le succès d’une doctrine n’établit pas les phénomènes qu’elle entend expliquer. Il faut documenter ses acteurs, ses réseaux de publication, ses controverses et ses transformations. Pour le lecteur chrétien, la question du discernement porte notamment sur l’autorité accordée à une parole revendiquée comme venue de l’invisible. Ces deux approches peuvent dialoguer sans se confondre : l’une examine ce que les participants ont écrit et pratiqué ; l’autre explicite une position théologique sur ce qu’il convient de croire et de rechercher.
Consulter et confronter Allan Kardec — Le Livre des esprits, édition parisienne de 1857, catalogue général de la BnF ↗ · Allan Kardec — Le Livre des esprits, seconde édition refondue (Paris, Didier et Cie, 1860), fac-similé ↗
Entre thérapeutique, croyance et preuve de guérison
Les frontières entre médecine, croyance populaire et spiritualités nouvelles ne sont pas fixes au cours de la modernité. Une préparation peut être vendue comme remède, un geste décrit comme traitement, et une expérience personnelle interprétée comme intervention d’une puissance cachée. L’historien doit dater ces discours plutôt que considérer toute médecine non conventionnelle comme un prolongement direct d’un culte ancien. Les origines de chaque pratique et la valeur de ses promesses sont deux questions différentes.
La mise à l’épreuve d’une allégation thérapeutique exige des critères adaptés : nature du trouble, résultats mesurables, comparateurs, risques et alternatives disponibles. Le discernement chrétien ne gagne rien à déclarer automatiquement « occultes » l’ensemble des pratiques inefficaces, ni à traiter une guérison racontée comme une preuve. Il gagne à dénoncer les manipulations et les fausses certitudes, à protéger les personnes fragiles et à distinguer témoignage, efficacité clinique et conviction religieuse. L’enquête détaillée sur chaque courant reste à compléter.
Consulter et confronter National Center for Complementary and Integrative Health — Homeopathy: What You Need To Know ↗
Questions de recherche
- Quels changements introduisent les sciences expérimentales ?
- Comment les nouvelles spiritualités réinterprètent-elles les anciennes traditions ?
- Pourquoi certains récits de guérison deviennent-ils des systèmes de croyance ?
Sources à examiner
Premier repère : Histoire du spiritisme, sources et archives à établir. Les éditions, datations et débats seront documentés dans la rédaction définitive. Consulter la bibliographie de départ →
Cette page propose un cadrage, non une preuve que chaque phénomène mentionné relève d’une causalité démoniaque. Le niveau de preuve de chaque affirmation devra être indiqué dans le texte final.
Textes à lire dans cette période
Revenir aux documents.
Johann Weyer, De praestigiis daemonum (1563) — Contester l’accusation
Le médecin Johann Weyer tente de limiter les poursuites contre les personnes accusées de sorcellerie en interprétant nombre de récits comme illusions, crédulité ou fragilité plutôt que comme preuves d
Ouvrir la notice ↗Critique jésuite des procès de sorcellerie au XVIIe siècle · Friedrich Spee, Cautio criminalis, édition de 1631, questions sur la torture et les témoignagesFriedrich Spee, Cautio criminalis (1631) — Torture et cercle accusatoire
Spee analyse comment la torture, les accusations en chaîne et les présomptions peuvent conduire au verdict même lorsque l'accusé est innocent.
Ouvrir la notice ↗Histoire comparée des juridictions européennes · Synthèse historiographique : procès de sorcellerie en Europe, XVᵉ–XVIIᵉ sièclesProcès de sorcellerie européens — Régions et institutions à distinguer
Les chasses aux sorcières ne suivent pas une chronologie ni un droit uniforme : les procédures, les autorités et la part des condamnations diffèrent fortement selon les juridictions.
Ouvrir la notice ↗Histoire critique et archives de Suisse romande · Martine Ostorero, La chasse aux sorcières dans le Pays de Vaud (XVe–XVIIe siècles), Fondation du Château de Chillon, 2011Chillon, Vevey et la Tour-de-Peilz — Les poursuites des XVIe–XVIIe siècles
Le château de Chillon apparaît comme un lieu de détention dans les poursuites vaudoises. Le catalogue de 2011 cite des exécutions dans la région sous le bailli Nicolas de Watteville (1595–1601).
Ouvrir la notice ↗Histoire critique et archives de Suisse romande · E. William Monter, Witchcraft in France and Switzerland: The Borderlands During the Reformation, Cornell University Press, 1976Monter 1976 — Suisse, Franche-Comté, Neuchâtel et Val-de-Travers
La monographie de Monter étudie les contextes régionaux de Genève, du Jura, de Vaud et de Neuchâtel, y compris le Val-de-Travers, Boudry, Colombier et Valangin.
Ouvrir la notice ↗Histoire critique et archives de Suisse romande · Gilliane Barthe, Le corps jugé : procès de sorcellerie de l’Évêché de Bâle au XVIIe siècle, Alphil, 2025Gilliane Barthe — Le corps jugé dans l’Évêché de Bâle au XVIIe siècle
L'Université de Neuchâtel présente la monographie de Gilliane Barthe sur l'importance du corps, de la torture et des marques supposées dans les procès du XVIIe siècle.
Ouvrir la notice ↗Archives judiciaires de l’ancien Évêché de Bâle · AAEB, B 168/14-23, dossier Jacques Couchant, 9 février–25 mai 1594Jacques Couchant (Saint-Sulpice), 1594 — Dossier judiciaire B 168/14-23
L’inventaire archivistique identifie Jacques Couchant, natif de Saint-Sulpice au Val-de-Travers, et une procédure de 1594 dont la sentence est résumée par le terme « brûlé ».
Ouvrir la notice ↗Archives judiciaires de l’ancien Évêché de Bâle · AAEB, B 168/14-23.1, interrogatoires, 9 février–9 mai 1594, p. 1–16Jacques Couchant — Interrogatoires de février à mai 1594
Le résumé archivistique présente une succession d’interrogatoires, des soins et prières attribués à Couchant, puis la torture, la rétractation et de nouveaux aveux.
Ouvrir la notice ↗Archives judiciaires de l’ancien Évêché de Bâle · AAEB, B 168/14-23.2, informations secrètes, 12 mars 1594, p. 1–17Jacques Couchant — Témoignages de Porrentruy et Vendlincourt, 12 mars 1594
Les AAEB identifient cinq dépositions, dont celles d’un employeur, de proches d’enfants soignés et de personnes ayant connu Couchant comme guérisseur.
Ouvrir la notice ↗Archives judiciaires de l’ancien Évêché de Bâle · AAEB, B 168/14-23.3, informations secrètes, 16 mars 1594Jacques Couchant — Sept témoignages à Courtemautruy, 16 mars 1594
L’inventaire répertorie sept témoins interrogés à Courtemautruy le 16 mars 1594 ; il identifie seize pages, dont plusieurs blanches.
Ouvrir la notice ↗Archives judiciaires de l’ancien Évêché de Bâle · AAEB, B 168/14-23.4, pièce du 24 mai 1594, p. 1–6Jacques Couchant — Aveux finaux et attestation de l’exécution du 25 mai
Les AAEB décrivent les aveux finaux et une note à la première page attestant que Couchant a été brûlé le 25 mai 1594.
Ouvrir la notice ↗Archives judiciaires de l’ancien Évêché de Bâle · Vincent Kottelat, « Sorcellerie, secret et médecine populaire », Revue suisse d’histoire, 60, 2010, p. 475–493Vincent Kottelat (2010) — Sorcellerie, secret et médecine populaire
Une étude consacrée à Jacques Couchant confronte guérison populaire, « secret » et procédures criminelles de la fin du XVIe siècle.
Ouvrir la notice ↗Recherche historique publiée en Suisse romande · Olivier Silberstein, « La sorcière dans l’imaginaire contemporain », Actes de la Société jurassienne d’émulation, année 2025, p. 141–150, publication 2026Olivier Silberstein — La sorcière dans l’imaginaire contemporain et les procès neuchâtelois
L’article de Silberstein expose la genèse du sabbat dans les récits savants, son appropriation judiciaire et l’histoire temporelle spécifique de Neuchâtel.
Ouvrir la notice ↗Bibliothèque nationale suisse et conservation locale · Bibliothèque nationale suisse, répertoire ISIL CH-002063-7, Archives de la commune de Val-de-TraversArchives de la commune de Val-de-Travers — Fonds des neuf anciennes communes
Le répertoire fédéral confirme que les archives communales du Val-de-Travers conservent les fonds administratifs des neuf anciennes communes, dont Saint-Sulpice et Travers.
Ouvrir la notice ↗Digital Humanities @ University of Bern et Archives de l’ancien Évêché de Bâle · Digital Humanities, Université de Berne, image-text_aaeb-xiv-xvii, sous-ensembles B_168_14-23_1 à _4Université de Berne — Images et transcriptions PAGE XML du procès Couchant
Le dépôt universitaire fournit pour les quatre pièces du procès 48 images avec leurs textes structurés, permettant de localiser les mentions de torture, de rétractation, d’aveux et d’exécution directe
Ouvrir la notice ↗Archives de l’ancien Évêché de Bâle / Histoire de la justice · AAEB B 168/14 à 19 : Criminalia in sortilegiis, veneficiis et maleficiis, 1546–1670AAEB — Dossiers de sorcellerie, série B 168/14 à 19 (1546–1670)
L'inventaire général identifie les différents documents qui pouvaient composer une enquête, notamment les témoignages, les interrogatoires, les reconfessions, les urphèdes, les sentences et les compte
Ouvrir la notice ↗Archives de l’ancien Évêché de Bâle / Histoire de la justice · AAEB B 168/14-35, dossier Marguerite Frantz, 21 mai–7 août 1595Marguerite Frantz, sage-femme de Cornol — Procès et libération en 1595
Les Archives identifient Marguerite Frantz, épouse d'Étienne Bougeon et sage-femme à Cornol ; elles indiquent qu'elle a résisté à la torture, n'a pas avoué et a été libérée sous urphède.
Ouvrir la notice ↗Archives de l’ancien Évêché de Bâle / Histoire de la justice · AAEB B 168/14-36, Thonnette Perret/Grillon et deux femmes, 5 janvier–1er octobre 1596Thonnette Perret ou Grillon — Contestation d’aveux et condamnation en 1596
Le dossier de Saint-Ursanne porte entre autres sur Thonnette, dite Antoinette, épouse de Thibaud Grillon ; elle contesta des aveux comme arrachés sous la torture avant une condamnation capitale.
Ouvrir la notice ↗Archives de l’ancien Évêché de Bâle / Histoire de la justice · AAEB B 168/14-36.1, informations secrètes à Saint-Ursanne, 5 janvier 1596Témoignages sur Thonnette, Claude et Mariatte, 5 janvier 1596
L'inventaire d'une pièce de vingt pages distingue les enquêtes de témoins relatives à trois femmes ; il fournit des pages de repérage différentes pour chacune.
Ouvrir la notice ↗Archives de l’ancien Évêché de Bâle / Histoire de la justice · AAEB B 168/14-37, Jeanne Mittet ou Koller, septembre–9 octobre 1596Jeanne Mittet, dite veuve Koller — Montmelon, 1596
L'inventaire des Archives établit que Jeanne Mittet, veuve d'un charbonnier de Montmelon, et Jeanne appelée « veuve Koller » dans un dossier connexe sont une seule personne ; une condamnation à mort e
Ouvrir la notice ↗Archives de l’ancien Évêché de Bâle / Histoire de la justice · AAEB B 168/14-37.1, information secrète de six témoins, sans dateJeanne Mittet — Six témoignages recueillis à Saint-Ursanne
La pièce contient six dépositions contre Jeanne et mentionne qu'elle a parlé d'un procédé contre l'impuissance masculine, sans y voir elle-même une faute.
Ouvrir la notice ↗Archives de l’ancien Évêché de Bâle / Histoire de la justice · AAEB B 168/14-38, rapport collectif sur des femmes accusées, 19 septembre 1596Rapport collectif : Jeanne, Thonnette, Claude et Catherine (septembre 1596)
Un dossier collectif de l'administration met en relation Jeanne Mittet/Koller, Thonnette Grillon, Claude Cugnotet et Catherine Siron ; les archives distinguent leurs sorts judiciaires.
Ouvrir la notice ↗Université de Neuchâtel, sociolinguistique historique · Georges Lüdi, Confessions criminelles, dans Sociolinguistique historique du domaine gallo-roman, Peter Lang, 2009, p. 175–197Georges Lüdi (2009) — Les confessions comme genre textuel judiciaire
Georges Lüdi étudie les confessions de sorcellerie du Jura et de Neuchâtel comme une forme de texte produite par des institutions, avec des modèles narratifs récurrents et des variations locales.
Ouvrir la notice ↗Archives de l’ancien Évêché de Bâle / Histoire de la justice · Vincent Kottelat, Pour une histoire ancienne du secret, Actes SJE 2007, p. 193–209Vincent Kottelat — Marie de Cornol et les prières du « secret » en 1590
Une étude de Vincent Kottelat traite de prières de guérison associées à Marie de Cornol en 1590, offrant un contexte local antérieur aux poursuites de 1595–1596.
Ouvrir la notice ↗Histoire critique des procès de sorcellerie · Martine Ostorero, Agostino Paravicini Bagliani, Kathrin Utz Tremp, avec Catherine Chène (éd.), L’imaginaire du sabbat, CLHM 26, 1999Naissance de l’imaginaire du sabbat — cinq textes édités (vers 1430–1440)
Cette édition critique rassemble les textes anciens par lesquels s'est développé l'imaginaire du sabbat, avant la diffusion du Malleus Maleficarum.
Ouvrir la notice ↗Histoire critique des procès de sorcellerie · Martine Ostorero, Le diable au sabbat : littérature démonologique et sorcellerie (1440–1460), SISMEL, 2011Ostorero — Comment la démonologie s’organise entre 1440 et 1460
Cette recherche étudie la mise en forme d'une doctrine du sabbat et de la sorcellerie dans les écrits de théologiens des décennies précédant le Malleus.
Ouvrir la notice ↗Université d’Édimbourg, histoire sociale et base de données · Julian Goodare, Louise Yeoman, Lauren Martin, Joyce Miller, The Survey of Scottish Witchcraft, University of Edinburgh (2003, dépôt 2010)Édimbourg — Base de données des accusations en Écosse, 1563–1736
Le Survey of Scottish Witchcraft réunit 3 837 cas recensés, dont 3 212 accusés identifiés par leur nom et 625 mentions anonymes ou collectives.
Ouvrir la notice ↗Oxford Handbook, histoire comparée · Witchcraft in Iberia, The Oxford Handbook of Witchcraft in Early Modern Europe and Colonial America, Oxford University Press, 2013, p. 268–282Péninsule Ibérique — Tribunaux inquisitoriaux et justices civiles
Le chapitre compare les stratégies de contrôle des poursuites dans les inquisitions espagnole et portugaise et les tribunaux séculiers.
Ouvrir la notice ↗Histoire de l’Italie moderne, revue scientifique · Witch Hunting and Prosecuting in Early Modern Italy: A Historiographical Survey, Religions, 14(5), 610, 2023Italie — Historiographie des juridictions romaines et civiles
Ce panorama historiographique traite du contrôle exercé par les tribunaux inquisitoriaux italiens et du rôle distinct des juridictions civiles.
Ouvrir la notice ↗University of Virginia, édition numérique universitaire · Benjamin Ray (dir.), Salem Witch Trials Documentary Archive and Transcription Project, University of VirginiaSalem 1692 — Archives numériques des procès et des témoignages
La bibliothèque de l'Université de Virginie donne accès aux documents des procès de Salem, à des registres, lettres et discours contemporains.
Ouvrir la notice ↗Édimbourg, historiographie quantitative · Survey of Scottish Witchcraft, methodological FAQ: How many witches and how many executions?, University of EdinburghÉdimbourg — Méthode de comptage des affaires de sorcellerie
La FAQ distingue les personnes accusées, les procès effectivement tenus, les condamnations et les exécutions dont le résultat a survécu.
Ouvrir la notice ↗Digital Humanities @ University of Bern et Archives de l’ancien Évêché de Bâle · AAEB B 168/14-36.1 à .5Thonnette Grillon : cinq pièces PAGE XML de 1596
Cinq pièces transcrites sur les interrogatoires et reconfessions de Thonnette Grillon.
Ouvrir la notice ↗Digital Humanities @ University of Bern et Archives de l’ancien Évêché de Bâle · AAEB B 168/14-37.1 et .2Jeanne Mittet : deux pièces PAGE XML de 1596
Témoignages et interrogatoires de Jeanne Mittet : prières, torture et retraits de certaines accusations.
Ouvrir la notice ↗Archives de l’ancien Évêché de Bâle · AAEB PCrim Py I/2, fol. 40Le registre de Porrentruy, folio 40 : Jacques Couchant
Passage du registre criminel de Porrentruy lié aux poursuites étudiées dans le dossier Tactiques.
Ouvrir la notice ↗Archives de l’ancien Évêché de Bâle · AAEB PCrim Py I/2, fol. 55Le registre de Porrentruy, folio 55 : Jeanne Mittet
Passage du registre criminel de Porrentruy lié aux poursuites étudiées dans le dossier Tactiques.
Ouvrir la notice ↗Archives de l’ancien Évêché de Bâle · AAEB PCrim Py I/2, fol. 57v–60Le registre de Porrentruy, folios 57v–60 : Thonnette Grillon
Passage du registre criminel de Porrentruy lié aux poursuites étudiées dans le dossier Tactiques.
Ouvrir la notice ↗Du secret à la promesse de guérison : transformations des offres spirituelles modernes ↗
Quand l’accusation devient verdict : sorcellerie, torture et preuve ↗
Jacques Couchant, de Saint-Sulpice : un guérisseur face aux juges en 1594 ↗
Quatre femmes devant les juges : Cornol, Saint-Ursanne et Montmelon (1595–1596) ↗
La grande histoire des chasses aux sorcières : sources, procès et résistances (1428–1750) ↗
Thonnette Grillon et Jeanne Mittet : la fabrique des aveux en 1596 ↗
Le registre des jugements : Couchant, Mittet et Grillon devant la justice (1594–1596) ↗
Lire les manuscrits de Porrentruy : onze lignes, deux audiences et trois procès à confronter ↗
Une autre lecture de cette période
Quels mécanismes examiner ?
Ces liens proposent une comparaison, non une filiation démontrée.
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La fascination pour les secrets, les révélations et les connaissances interdites.
Examiner les textes ↗ Mécanisme 04 · Axe du discernementSéduire par la puissance
La promesse de maîtrise, de prestige et de contrôle en échange de la fidélité.
Examiner les textes ↗ Mécanisme 06 · Axe du discernementImiter le langage du sacré
Revêtir l’apparence de la lumière pour revendiquer une autorité.
Examiner les textes ↗ Mécanisme 07 · Axe du discernementConfondre guérison, rite et promesse
Distinguer les soins, les pratiques symboliques et les revendications surnaturelles.
Examiner les textes ↗Pourquoi cette époque transforme les représentations
Changer de contexte, changer de langage.
Sources et degré de vérification
Suivre la piste des documents.
Les notices de bibliothèque et les ressources institutionnelles sont distinguées des textes originaux effectivement collationnés. Consultez leurs apports, leurs limites et les vérifications restant à réaliser.
Étudier Kardec : 1857 et 1860 →
Appareil critique
Notes et références
Repères documentaires de cette introduction en cours de rédaction. Les hypothèses et lacunes sont signalées explicitement, sans références de pages supposées. Conventions de citation.
- Hypothèse à vérifier
L’idée d’un changement de langage des croyances plutôt que de leur disparition est ici une hypothèse directrice. Il faut constituer un corpus daté de textes de magnétisme, de médecine et de spiritisme avant d’en tirer une histoire étayée.
↩ Revenir au texte - Réserve documentaire
Témoignage individuel, protocole expérimental, efficacité thérapeutique et attribution spirituelle ont des statuts de preuve différents. Aucune efficacité ni causalité surnaturelle n’est démontrée par ce seul aperçu historique.
↩ Revenir au texte